INTERVIEW : Emile Tomov nous explique ce qui l’a poussé à monter son entreprise

Afin de célébrer la rentrée 2021 comme il se doit, chez SHAFTEE, nous démarrons un nouveau concept. Nous interviewons des acteurs de l’industrie afin de vous faire part de leur ressenti, de leurs ambitions, de leurs réussites, de leurs échecs et de leurs valeurs.

Nous commençons cette nouvelle aventure avec l’un de nos partenaires de toujours, Emile Tomov, Gérant de l’entreprise Progress Ascenseurs. Une entreprise qui a vu le jour en 2011, par l’ancien dirigeant de l’entreprise Levage Moderne.

 

Question 1 : Quel a été ton premier poste dans l’industrie de l’ascenseur ?

C’était en 1991, chez Sacamas, et j’étais ingénieur d’étude et le poste était ingénieur stagiaire pendant 2 ans, donc j’ai fait tous les postes pendant 2 ans et j’ai commencé par le bureau d’étude. Après j’ai fait, le SAV, la modernisation, les travaux, chef travaux. Je suis vraiment arrivé dans l’ascenseur par hasard. A la base, mon domaine était l’ingénierie, mais dans la climatisation, le chauffage et avant cela, l’énergie nucléaire.

Et l’ascenseur, cela m’a plu tout de suite, puisqu’il y a tout dedans. Il y a le côté commercial, le côté technique, le côté étude et recherche et développement. Il y a le contact client, la liberté de se déplacer, de faire des relevés et des rendez-vous. Ce n’est pas des postes du matin au soir fixés à un bureau.

Question 2 : Dans quelles sociétés as-tu travaillé ?

J’ai toujours été Schindler, avant de créer Progress Ascenseurs. J’ai commencé avec Schindler chez Sacamas, en 1991 et j’y suis resté 15 ans. Ensuite je suis allé chez Siem pendant 2 ans, avant de retourner chez Sacamas en 2001. 

Et après en 2005, Levage Moderne qui était la toute dernière filiale de Schindler que j’ai pris en direction générale pendant 5 ans. 

Donc au final, je suis resté pendant 20 ans dans le groupe Schindler.

Question 3 : Un chantier surprenant ? Une rencontre qui t’a marqué ?

Des chantiers spécifiques, on en a fait. Des monte-voitures qui sortent de la terre et qui montent la moitié du terrain du propriétaire. 

Ce qui m’a marqué effectivement, dans le monde de l’ascenseur, lors de mes premiers rendez-vous, c’est quand j’ai été reçu la première fois par le directeur de Sacamas à l’époque qui était Michel Jardinet. Il venait d’acquérir Sacamas tout récemment et il avait un besoin de développement, donc il m’a fait confiance, moi qui était tout fraîchement arrivé de Bulgarie, avec mon expérience d’ingénieur Bulgare, il m’a fait confiance.

Question 4 : Quel a été le déclencheur pour lancer Progress Ascenseur

L’envie a toujours été là, même avant de commencer chez Schindler. J’ai toujours voulu créer ma société. Le déclencheur, c’était l’âge, donc je voulais lancer mon entreprise avant 50 ans. Et Urbanisme Habitat qui donnait un élan important pour le domaine de l’ascenseur. 

Ca c’est pas fait cette année là car j’ai eu l’opportunité de prendre la direction de Levage Moderne. Dans une carrière de salarié dans un grand groupe, prendre une filiale en direction générale, ça ne s’offre pas tous les jours. Donc je l’ai pris et ça a été aussi un test à échelle réelle de création, gestion. Levage Moderne, c’était un projet où il fallait tout refaire après le rachat par Schindler. Donc c’était bien, c’est un projet qui m’a toujours tenu à cœur et je pense que ça s’est bien passé. Ça m’a confirmé la volonté de créer mon entreprise.

Question 5 : Quelques chiffres pour présenter Progress Ascenseurs ?

Création en 2011 avec 2 associés, Didier et moi. J’ai fait un organigramme à 2, faut le faire hein (rires). Donc 0 appareil et 0 technicien. Et aujourd’hui, nous avons entre 20 et 1000 appareils en entretien et l’objectif a été respecté, 100 appareils par an. Donc ça fait 10 ans.

Question 6 : Quel est le facteur différenciant ?

C’est la proximité client, on connait tous les clients, quand je dis on, c’est toute notre équipe et moi. Pour éviter de lui créer un problème et de nous appeler pour savoir ce qu’il se passe, on l’informe avant. C’est notre proactivité. 

Nos techniciens gèrent moins de 90 appareils par technicien. Cela veut dire que ça laisse le temps de faire de vraies visites. 

On invente pas l’eau tiède, on applique des règles plus personnalisées par rapport aux clients.

Question 7 : Comment avez-vous vécu la Covid ?

Ca nous est tombé dessus comme beaucoup d’autres entreprises, on ne fait pas exception. On a vécu ça comme toute PME, c’est à dire difficile et surprenant. On a mis en place des masques, le gel, les gants, le télétravail, le chômage partiel également. On a eu des cas, j’ai un technicien qui a été malade pendant plus d’un an, donc il est passé très près de tout ce qu’on a vu à la télé. Donc il s’en est sorti, heureusement, mais on a vécu ça, et pour une PME, quand on a 2 ou 3 techniciens qui sont à l’arrêt et bien ça fait 30 % des effectifs en moins et c’est beaucoup.

Heureusement, on a pas eu beaucoup d’annulation de travaux, on a eu des reports d’échéances.

On a pas eu de gros chantiers démarrés et qui devaient être arrêtés pendant la période Covid. Le chiffre d’affaires n’a pas bougé, donc on est resté stable et on a pas évolué pendant cette période là. Nos techniciens ont bien suivi, la partie administrative et commerciale, on l’a géré à distance, donc en télétravail. On avait les outils nécessaires pour cela. Après, on a rattrapé le retard, si on peut dire ça. Tout ce qui ne s’est pas fait pendant la Covid, on l’a fait après, avec un décalage dans le temps. Donc il n’y a pas eu vraiment d’annulation, seulement du décalage.

Question 8 : Quelle est ton analyse sur le futur proche du secteur ?

Augmentation des tarifs fournisseurs, car ce n’est pas local, c’est mondial, donc ce qu’il se passe, c’est qu’avec les arrêts, il y a beaucoup de composants qui manquent pour la fabrication, des armoires par exemple. Ils sont tous dans le même lot, y compris les fabricants d’automobile, comme les fabricants d’ascenseurs. Donc il y a des retards et des augmentations des tarifs. Les retards dans les transports, on le subit. A notre échelle, moins car on a pas des centaines d’appareils à gérer par mois, mais on subit les augmentations des tarifs et les retards de livraison.

Question 9 : Est-ce que tu recrutes ?

Le message à passer, nous recherchons de bons techniciens. Il y a des fois des techniciens qui souhaitent évoluer et changer d’entreprise. Donc l’avantage que nous avons, c’est que les secteurs des techniciens sont plus petits (85, 90 appareils). On a une approche familiale, donc c’est très proche entre le contremaître et le chef d’équipe et l’assistant technique. Il n’y a pas de pression d’objectif inutilement élevé. Notre politique par rapport au secteur, c’est que l’on attend pas que le secteur soit plein pour embaucher les techniciens, nous embauchons quand il est à la moitié. 

Question 10 : Le mot de la fin ?

Aux créateurs d’entreprise, le message c’est faut oser ! (rires). Allez-y, il ne faut pas hésiter. Plus on hésite, plus c’est difficile après. Mais il y a quand même une période qui n’est pas facile. Si on a ça dans la tête et dans les tripes, il faut y aller. 

Nous tenons de nouveau à remercier Emile Tomov pour sa participation et pour ces informations enrichissantes.

Voici le lien de l’interview : https://vimeo.com/626258693


 

Chez Shaftee, nous continuons ces interviews afin de vous apporter du contenu et pour certains, de présenter votre entreprise.

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Si vous souhaitez proposer votre candidature à Progress Ascenseurs, n’hésitez pas à les contacter via leur site internet : https://progress-ascenseurs.com/

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